Pousthomy, le village

A 1 500 mètres de Ségézy en voiture ou par un joli sentier, on rejoint le village de Pousthomy.

Bien à l’abri, dans un vallon fertile, ce village était connu pour ses vignes et ses vergers.

Ces variétés anciennes ne sont plus commercialisées mais sont encore récoltées au moment de la Toussaint. Un « verger mémoire » a été planté dans le village pour sauvegarder la « passe rose ».

A  la fin Octobre, un grand pressoir est installé sur la place, chacun a apporté ses sacs de pommes non traitées et bientôt, du jus de pommes délicieux sera mis en bouteilles.

En Août, a lieu la fête des battages. Le soir, une foule nombreuse se presse pour déguster la traditionnelle « soupe au fromage » qui précède le bal. C’est ici que les vacanciers apprennent à danser la boulangère ou le brise-pied.

Pousthomy fut un des derniers villages à demeurer sous l’occupation Anglaise. En 1393, ils se révoltèrent contre le « rey de merda » qui gouvernait la France. Il leur est resté un surnom, encore usité de nos jours, « los engles ».

C’est à Pousthomy, dans la maison du teinturier Vidal, près du pont qui enjambe le Rance, que fut capturé celui que l’on nomma Victor ou le salvatge. Son histoire a dépassé les frontières du Rouergue et a donné lieu à de nombreux ouvrages, dont un roman de T.C. Boyle paru en 2011, ainsi qu’au film de François Truffaut : L’Enfant Sauvage (1970).